COMMEMORATION DU 50e ANNIVERSAIRE
du soulèvement populaire tibétain
du 10 mars 1959
  

au Lycée Saint-Louis
de Crest les 12 et 13 mars 2010
 
Christiane BROUSSAUD-CHAIX   ©Richard Broussaud
 
 
A l'invitation de Monsieur Bernard Michel, Chef d'établissement
 
le 12 mars 2010 
 
à CREST (Drôme)
 
Christiane BROUSSAUD-CHAIX
présidente de
 
" TIBET VALLEE DE LA DROME " 
 
retracera l'histoire du Tibet
et les raisons politiques, économiques et écologiques
de son invasion par la République populaire de Chine en 1949

Soirée illustrée par un film de Nhàn N'Guyen
 
Un repas tibétain
confectionné par Sangyal, Kunga et le cuisinier de Saint-Louis
sera partagé à cette occasion 

 
le 13 mars 2010
 
De l'artisanat tibétain sera proposé aux visiteurs des "Portes ouvertes"
durant toute la journée
 
 
Thupten Gyatso,
Président de la Communauté tibétaine de France,
en visite à Crest   ©Richard Broussaud
 
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Le 10 mars, Pourquoi ?

Un peu d'histoire

Nous nous souvenons, ce jour, comme dans beaucoup de villes du monde entier de l'anniversaire du soulèvement de Lhassa survenu le 10 mars 1959.
 
Au niveau du Parlement européen, il n'y a toujours pas de nomination d'un Représentant spécial du Tibet malgré la demande de nombreuses associations.
 
Cette demande a fait l'objet d'un examen approfondi en 2002 et 2003 et les Etats membres sont convenus que cette initiative n'était pas de nature à favoriser l'information de l'UE sur la situation tibétaine.
 
Satisfecit sur les négociations entre Pékin et les représentants du DL qui ont déjà eu lieu et se poursuivent favorablement puisque encore en  2008 des entrevues se sont déroulées. L'Union risquerait de compliquer la tâche …donc elle s'abstient !

Ce que représente le 10 mars 1959
 
C'est au cours des années 1949-1950 que les troupes de l'armée chinoise envahirent le territoire tibétain. Le Tibet lança un appel à la communauté internationale qui resta sans réponse. Seule face à la Chine, une petite délégation tibétaine fut contrainte de signer, en 1952, à Pékin, l'infâme " Accord en 17 points " dans lequel le Tibet faisait abandon de sa souveraineté. Un accord inique, qui sera dénoncé plus tard par le XIVe Dalai-Lama. Il s'ensuivit, pour le Tibet bouddhiste et la Chine communiste, une période de neuf années de coexistence difficile.
 
Les Tibétains du nord-est et de l'est du Tibet qui assistèrent les premiers à l'intrusion de l'Armée populaire de libération, fuirent devant la répression chinoise croissante et durent gagner les zones rurales. C'est là qu'une résistance armée s'organisa, laquelle se propagea bientôt dans tout le Tibet. Tristement célèbres dans la mémoire des Tibétains, les provinces de l'Amdo et du Kham furent la scène d'un cycle résistance-répression qui contraignit des milliers de Tibétains à fuir vers le Tibet central et vers Lhassa, relativement plus sûrs. Mais le ressentiment de ces populations, engendré par l'arrogance avec laquelle la Chine traitait le gouvernement tibétain, s'abreuvait encore des récits de destruction des monastères et de massacre de lamas et de moines que rapportaient les réfugiés venus du Tibet oriental. Bientôt, le mécontentement qui couvait se traduisit par une défiance ouverte à l'égard de la Chine.
 
Le 10 mars 1959, ce sont des dizaines de milliers d'hommes et de femmes qui descendent dans les rues de Lhassa pour réclamer l'indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut réprimé dans un bain de sang.
 
Selon une estimation chinoise, près de 87 000 Tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus de trois jours à l'Armée populaire de libération pour venir à bout du soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance qui se répandait dans tout le Tibet.
 
Le soulèvement du 10 mars et sa répression inconditionnelle eurent pour conséquence la fuite vers l'Inde du Dalaï-Lama, des membres de son gouvernement et d'environ 80 000 Tibétains. Le gouvernement tibétain en exil, depuis son siège de Dharamsala, petite ville située au nord de l'Inde dans les contreforts de l'Himalaya, a développé, sous la conduite du Dalaï-Lama, une résistance non violente à l'occupation chinoise, résistance qui a donné naissance à un Mouvement pour la liberté du peuple tibétain étendu aujourd'hui à l'échelle mondiale.
 
Aussi, chaque année, où qu'ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars, pour qu'eux-mêmes se souviennent et pour rappeler au monde que les Tibétains qui sont morts pour la cause de la liberté ne sont pas morts en vain, que leur mort est un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse renaître un Tibet libre.

Source : Bureau du Tibet - 84, bd Adolphe Pinard - 75014 PARIS   
 

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